L’arbre de vie, Gustav Klimt

« Ah ça y est, tu sors de ton trou ! Depuis le temps qu’on a rien lu de nouveau chez toi ! »

Oui… Oui, je sais, c’est vrai… Je suis de moins en moins prolifique sur le blog. J’ai parfois même l’impression de le laisser suivre son cours (sans que cela me satisfasse pour autant)… Mais tout va bien, je suis là ! Je sors donc de mon hibernation estivale pour vous parler d’un de mes peintres préférés, que je n’avais pas encore abordé jusque là.

Au passage, une repro de ce tableau est accrochée dans ma salle à manger 😀

En réalité, il ne s’agit pas d’un tableau, mais d’un triptyque tiré d’un ensemble bien plus large, et qui n’est en réalité qu’un travail préparatoire, on y reviendra par la suite. Ces trois parties s’intitulent respectivement L’Attente, L’Arbre de Vie et L’Accomplissement. Et bien qu’il soit connu de tous, il reste assez impénétrable.

 

Certes, on voit. On voit donc 3 personnages : une femme seule à gauche, un couple qui s’enlace à droite, et au milieu, un arbre dont les branches se déploient pour former des spirales. Ah oui, puis un piaf également, posé dans l’arbre. On peut noter aussi des formes étranges qui couvrent le tronc, une sorte de mycose artistique ? Qu’est ce qu’on dire de plus ? Des fleurs poussent au sol… Ah oui, les personnages ont l’air tout droit sortis du catalogue collection Automne-Hiver de chez Desigual. Mais à part ça…

Si, on peut dire que la femme de gauche ajuste son brushing, et puis qu’elle a plus de bijoux que Mister T.


Ok, je l’ai sorti du grenier celui-ci, mais avouez qu’il y a un air ! 😉

Alors sur le principe, c’est simple comme construction de tableau, mais ça reste assez incompréhensible. Y a un côté très moderne dans les tons et les motifs utilisés. Mais ce qui cloche, c’est l’absence de perspective, alors qu’elle a été inventée au Moyen-âge tout de même ! Et regardez l’arbre, il est complètement plat, pas même un peu de relief soulevé par une ombre. Ce décalage entre le vieillot et le moderne crée un côté étrange et à la fois onirique.

Et puis, qu’est-ce qu’il se passe dans cette scène ? On peut s’intéresser aux visages. Pour la gars, c’est réglé, ça restera un mystère. Son amie, c’est plus limpide : elle est sereine, entièrement détendue, presque un sentiment de soulagement. Mais pour Miss T ? Difficile à dire : de la jalousie ?  Du mépris ? Ou est-elle contente ? Son visage est assez impassible, impénétrable… Du coup, il est bien difficile de comprendre ce qui se joue sous nos yeux…

 

 

 

Il s’agit en réalité non pas d’une seule oeuvre, mais de trois tableaux issus d’un ensemble bien plus important, aujourd’hui exposé au Musée des Arts Appliqués, le MAK de Vienne (Autriche).

Ces tableaux, aussi universellement connus qu’ils soient, ne sont en réalité qu’un travail préparatoire. Eh oui ! Voici sa petite histoire : en 1904, un richissime homme d’affaire belge, Adolphe Stoclet, passe commande à Klimt. Il voudrait réaliser dans la salle à manger de sa villa bruxelloise en construction, une fresque. Depuis Vienne, Klimt imagine donc cette scène dont il réalise des esquisses, puis les dessins sur toile qu’il envoie ensuite à un atelier autrichien, la Wiener Werkstätte, composé d’artistes et d’artisans, chargé de la réalisation de la décoration du Palais Stoclet. C’est un artiste marbrier qui réalisera la fresque. Actuellement, seule l’oeuvre sur toile est visible, le Palais Stoclet étant privé la fresque n’est observable qu’en photo.

A noter que dans la fresque du Palais Stoclet, ce n’est pas le couple qui figure sur la droite de l’oeuvre, mais cette représentation :

L’envie de Klimt, en réalisant cette scène, était de montrer un jardin de l’art et de l’amour, éternel, qui ne fanerait jamais. Le sujet central est l’Arbre de vie, composé de ramifications qui s’étendent sur toute la surface du tableau, couvert de taches, d’yeux et de formes superposées : rondes, ovales, triangulaires, plus ou moins carrées.
L’arbre de vie est en réalité un sujet millénaire. Dans la Bible, on trouve deux arbres dans le Jardin d’Eden : l’Arbre de vie et l’Arbre de la Connaissance, dont Eve croquera le fruit. L’Arbre de Vie y représente l’immortalité, et Adam et Eve deviendront mortels en quittant le Paradis.

On le retrouve dans différentes cultures partout dans le monde, mais sa symbolique varie selon les pays et les croyances. Par exemple, au Proche et au Moyen-Orient, l’Arbre de Vie symbolise l’immortalité. Dans la Chine ancienne et chez les Indiens, cet arbre pousse au centre de l’univers. Chez les Juifs, il représente les Lois de l’univers. Dans le Bouddhisme, il est appelé “le Bodhi »: c’est au pied de cet arbre en Inde que le Bouddha a eu l’éveil et a donné ses premiers enseignements.

Ici, l’Arbre montre le cycle de la vie : l’arbre perd ses feuilles en automne, et elles repoussent au printemps suivant. L’Arbre symbolise la nature, avec la présence de l’oiseau et des fleurs qui l’accompagnent, et a une portée universelle car l’arbre réunit le monde sous-terrain par les racines, le mode terrestre par le tronc et le ciel par ses branches.

 

 

Klimt est un peintre symbolique, et chaque élément du tableau est à interpréter pour en saisir le sens.

Commençons par l’arbre : il est composé de 7 branches qui se séparent chacune en une multitude de ramifications, lesquelles se terminent en spirales. Chaque élément est porteur de sens. Les 7 branches représentent la complexité des caractères humains, agités d’humeurs contraires, mais présentes dans un tout. La spirale, elle, est symbole du cycle, de la vie qui se répète. Elle représente à la fois le commencement et l’aboutissement de tout.


Dans l’Attente et l’Accomplissement, on retrouve l’idée de dualité dans l’univers, de deux états opposés : la solitude d’un côté et l’amour trouvé, le couple unifié de l’autre. Pour ma part, je ne vais pas me lancer plus loin dans la compréhension de ces représentations, mais si vous voulez vous lancer dans une compréhension plus fine de l’oeuvre, rendez-vous sur cette page (analyse un peu trop perchée pour moi, je l’avoue ^^ )


On remarque aussi la présence de l’oeil Oudjat, l’oeil du dieu faucon Horus dans l’Égypte ancienne. Il est présent dans l’arbre, ainsi que sur le manteau du personnage. Il s’agit d’un symbole protecteur.

 

 

L’artiste est un peintre autrichien né en 1862. Son père, orfèvre, lui a transmis sa passion pour le travail de l’or, qui deviendra la marque de fabrique de Klimt. A 14 ans, il entre à l’Ecole des Arts Décoratifs de Vienne, où son frère Ernst le rejoint l’année suivante. C’est là qu’ils feront la connaissance de Franz Match. Au sortir de leurs études, les 3 comparses forment un groupe appelé « La compagnie des Artistes » et travaillent dans un prestigieux musée viennois : le Kunsthistoriches Museum. En 1883, ils créent leur propre atelier et  travaillent sur commande à la décoration de villas et de théâtres, où leur travail est rapidement reconnu.
Petit à petit, Klimt appose sa touche dans la création de ses commandes, mais son style ne plait pas à tous, au point d’être critiqué par ses contemporains. En 1894, il reçoit une commande de l’Université de Vienne, qui lui demande de représenter trois allégories : la Philosophie, la Jurisprudence et la Médecine. Pour ce faire, il peint des groupes de femmes nues. Quel scandale ! On lui reproche ses corps de femmes représentés d’une manière qualifiée de pornographique. La critique est arrivée d’artistes, mais aussi des politiques et des religieux.

Photographie d’époque de La médecine, détruite par les Nazis en 1945

En 1897, il fonde la Secession de Vienne, un groupement d’artistes dont l’objectif est de fournir des expositions aux jeunes artistes non-conventionnels, et d’importer à Vienne les meilleurs artistes étrangers, ainsi que de publier son propre magazine afin de mettre en avant les travaux de ses membres. Son but est d’arracher l’Art aux négoces, et de le rendre aux artistes. Ce rejet de l’art académique fait penser aux Salons de Refusés, dans lesquels on a trouvé les fers de lance du mouvement Impressionnistes en France,  à partir de 1860.

En témoigne ce tableau intitulé Nudas Veritas, au dessus duquel Klimt a écrit « Kannst du nicht allen gefallen durch deine that ind dein kunstwerk, mach es wenigen  recht vielen gefallen ist schlimm schiller « , qui peut être traduit par « Si vous ne pouvez pas plaire à tout le monde avec votre art et vos actes, alors plaisez à quelques uns, il n’est pas bon de plaire à tous ».

En même temps, il devient le portraitiste attitré de la bourgeoisie viennoise, en développant un style mêlant précision photographique et un style pictural caractéristique : il peint des vêtements dont les tissus sont plus extraordinaires les uns que les autres ! Souvent, les expressions de ses modèles, la plupart du temps féminins, sont mélancoliques et elles semblent appartenir à un univers irréel.

Portrait d’Emilie Flöge – 1902

Sa période la plus connue est son Cycle de l’Or, qui débute en 1903 par une visite à Ravenne, en Italie. Là-bas, il découvre un style byzantin marqué par l’utilisation de l’or. Jusqu’en 1909, il peint ses oeuvres les plus emblématiques :

Espoir II – 1907-1908

Portrait d’Adele Bloch-Bauer -1907

A noter qu’à ce jour, ce tableau est le plus cher de l’histoire : il a été vendu en 2006 pour 135 millions de dollars.

Le baiser – 1908-1909 Serpent d’eau II – 1904-1907
Judith et la tête d’Holopherne – 1901

(illustration d’une parabole biblique)

Les trois âges de la femme – 1905

Danae – 1907-1908

Illustration du mythe de Danaé, personnage éponyme de l’œuvre. Selon la mythologie grecque, le père de Danaé enferme cette dernière dans une tour après qu’un oracle lui prédit qu’il sera tué par son petit-fils. Malgré cela, Zeus parvient à entrer dans cette tour sous forme d’une pluie d’or. De cette union nait Persée. Ainsi est représenté sur le tableau le moment de cette union entre Zeus et Danaé.

Sinon, sa biographie en vidéo sur le site de France TV Education :

Klimt appartenait au mouvement artistique baptisé Art Nouveau. C’est un mouvement présent à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle , créé en réaction à l’industrialisation à outrance (le XIXe siècle est celui de la révolution industrielle) et qui veut se libérer des contraintes étouffantes du classicisme. Il se caractérise par la présence de courbes, de couleurs, de rythmes et d’ornementations inspirées par les fleurs, les arbres, les insectes, les animaux. Bref, c’est un retour à la nature dans l’art, et à la créativité, à des lignes sinueuses et imprévisibles. On retrouve ce style en peinture donc, mais aussi en architecture, en design ou en objets du quotidien. Quelques exemples :
 

Casa Batlló, Antoni Gaudi (Barcelone)

Lampe Tiffany

Lampe Tiffany

Bijoux Lalique

Bijoux Lalique

Vase Gallé

J’ai mené la séance du CE1 au CM2, et elle fonctionne dans chacun de ces niveaux. Alors bien entendu, l’analyse et la compréhension fine de l’oeuvre comme de l’histoire ne sera pas la même, mais chacun saisit les éléments qui sont à sa portée.

Pour la première séance, je m’appuie une fois de plus sur un album de la collection Pont des Arts. Je ne dirai jamais assez à quel point j’aime ce qu’ils font (si vous ne connaissez pas, je vous la fais découvrir dans cet article).
Cette histoire-là, c’est une de mes préférées : tout y est. Elle est magnifiquement illustrée par Anja Klauss, qui se fond dans le style graphique de Klimt et parvient à sublimer la narration. On retrouve ses motifs, ainsi que la présence omniprésente de l’or dans les couleurs. Un vrai voyage à travers les tableaux de l’artiste. Et Myriam Ouyessed, l’auteure, donne vie aux personnages du tableau. On fait la connaissance de Djallil, l’homme, ainsi que de la femme qu’il prend dans ses bras, et du personnage de l’Attente, qui ont tous un rôle à jouer. Le faucon prend aussi toute son importance, et n’est plus un simple détail.
Chaque élément prend du sens, et permet aux enfants d’y prêter attention. L’arbre grandira en 7 ans, en faisant pousser une branche chaque année. Ses fruits ont la forme de l’oeil d’Horus, symbole de protection, et permettront à Djallil de sauver la ville et ses habitants.
Je vous laisse découvrir l’univers de ce magnifique album dans cette vidéo :

 

Lien Amazon :

Je viens de m’apercevoir que l’album est en rupture chez Fnac.com et Amazon, mais même si c’est le cas chez l’ensemble de vos distributeurs (Canopé ? ), il existe en version livre numérique, ouf !

Pour démarrer la séance, j’affiche le tableau, et je laisse la classe le décrire (« qu’est ce que je vois ? »). Et là, c’est déjà très riche, bien que la composition soit simple. Certains ne voit pas le personnage masculin, de dos, et me disent que la femme s’est endormie debout, là où d’autres ont déjà identifier l’oeil d’Horus et sa signification. On m’a aussi dit que les ovales sur le manteau de l’homme, faisaient écho à l’arbre, car c’était les cernes que l’on voyait sur les souches. Vous savez, les lignes qui permettent de compter son âge ?

On prend le temps de tout décrire : pour chaque personnage, ses vêtements, sa position, son expression, les bijoux que porte l’Attente. Pour l’arbre, on souligne le fait que ses branches occupent tout l’espace, on décrit les motifs sur son tronc, les lignes de triangles et les yeux accrochés dans ses branchages, la présence du faucon. Et puis je demande d’essayer de mettre du lien entre tous ces éléments : quelle scène pourrait bien se passer sous nos yeux, qu’est-ce que ça raconte ?

Ensuite, je leur fais découvrir l’album Le gardien de l’arbre (silence garanti, ils sont happés !) en précisant bien que c’est une histoire inventée à partir du tableau, UNE interprétation possible, et que ce n’est pas celle de Klimt. Puis après la lecture, on verbalise ce qu’ils viennent de découvrir en plus, le rôle des différents éléments picturaux dans l’histoire.

On montre quelques artistes qui ont été inspirés par la manière dont Klimt a peint cet arbre. Je vous propose :

Natasha Wescoat

Natasha Wescaot

Karla Gerard

Enfin, on finit avec la fiche de trace écrite et sa partie Relation sensible et personnelle à l’oeuvre.

Pas de pratiques éclairantes cette fois-ci, mais un travail de reproduction plus ou moins guidé et créatif, décliné en 5 ateliers (tous les docs sont à retrouver plus bas) :

Ce premier atelier vise à reproduire le personnage de l’Attente. J’ai reproduit la jeune femme, il va maintenant falloir lui ajouter ses bijoux et décorer sa robe, en collant et décorant des triangles de papier doré, puis en dessinant. Cet atelier, c’est vraiment une reproduction qui est attendu, c’est un exercice de style.


Ce second atelier va demander de créer le tissu des manteaux du couple de l’Accomplissement, façon Klimt. Pour cela, des repros de plusieurs tableaux du Cycle d’Or de l’artiste sont proposés. Les élèves vont dans un premier temps les observer, comprendre comment les motifs sont accumulés, organisés, juxtaposés, et prélever leurs préférés en les reproduisant tout d’abord sur une feuille blanche. Lorsque leurs collections sont satisfaisantes, la première tâche va être de jouer les créateurs de mode pour Lego 😀 Le personnage proposé est un peu sobre. Ils vont devoir y reproduire les motifs sélectionnés. Une fois ce modèle validé par l’enseignant-e, il faudra se lancer dans le même exercice, mais avec le couple. J’ai déjà placé certains motifs, ceux de l’original, afin d’induire la taille des signes à dessiner.


Dans ce troisième atelier, c’est le fond de la production qui va être réalisé. Il est réalisé avec de la peinture jaune et marron, légèrement foncé pour l’une, éclairci pour l’autre, appliquée à l’éponge. Lorsque le fond est sec, le sol est réalisé avec une bande de papier Kraft collée.


Dans cet atelier, on s’attaque à l’oiseau, personnage discret mais bien présent dans le tableau, et messager important de l’album Le Gardien de l’Arbre. J’ai d’ailleurs utilisé une illustration d’Anja Klauss pour le réaliser. Pour le créer, j’ai utilisé la technique de la peinture grattée. Avant de lâcher les élèves, il faut ici préparer un gabarit dans du carton fin.

J’ai utilisé un papier cartonné doré que j’ai recouvert d’acrylique (plus couvrante que la gouache, qui s’est émiettée par endroit en séchant) noire très légèrement diluée. Un premier essai sans la dilution a été peu concluant : la peinture était restée trop élastique et se décollait parfois juste à côté de l’endroit où je grattais. Bref, acrylique diluée sur le papier dorée. J’avais préparé un gabarit de l’oiseau, j’ai tracé son contour, l’ai découpé. Ensuite j’ai gratté la peinture en reproduisant les motifs d’Anja Klauss à l’aide d’une pointe de compas. Voici le résultat :


Dernière étape de la réalisation : l’arbre. Je donne quelques modèles d’exemples d’arbres de vie. Il faudra s’en inspirer afin de créer son propre arbre en respectant 3 contraintes :

– l’ arbre doit avoir le tronc au milieu de la feuille ;
– c’est un arbre d’hiver, il ne doit pas y avoir de feuilles ;
– ses branches doivent occuper tout l’espace de la feuille, de gauche à droite, et toute la hauteur entre le tronc et le haut de la feuille.

 

J’ai aussi ajouté des détails de l’arbre de Klimt afin de les reproduire, ou de s’en inspirer afin d’habiller le tronc, et de créer les fruits de l’Arbre.

Contrairement aux autres articles, j’ai rassemblé tous les documents au même endroit, afin d’éviter d’en oublier un. Il m’a fallu du temps, mais j’ai compris ^^

La séance : La trace écrite de l’oeuvre (sur le modèle de Cenicienta) :
L’aide pour la partie Relation sensible à l’oeuvre :

L’affichage :

 

Les 5 ateliers :

Je suis pas super à l’aide de mettre le doc à disposition, mais comme le livre « Le gardien de l’arbre » est épuisé, je mets son PDF à dispo

Sur le sol comme sur la robe de la femme de L’Accomplissement, on peut aussi coller des fleurs prises dans des catalogues de jardinage. Sinon, voici un champ de fleurs qui pourront dépanner :

Merci d’être arrivé jusque là et à bientôt !

19 commentaires sur “L’arbre de vie, Gustav Klimt

  1. Un dimanche matin calme et silencieux, un café mousseux, un article d’Olivier, le bonheur!
    J’adore Klimt aussi, l’album d’Elan Vert est magnifique, l’animation de la vidéo est très chouette, ils devraient penser à transformer le livre en court métrage animé!

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