Autoportrait surréaliste et photomontage, sur les traces de Gilbert Garcin

Autoportrait surréaliste et photomontage, sur les traces de Gilbert Garcin

Bonjour à tous ! J’espère que la rentrée s’est bien passée pour tous, que vos nouvelles classes sont toutes sympas, sérieuses, agréables et tout et tout. Par ici, c’est (pour l’instant) calme mais mon emploi du temps est déjà rempli de lundi jusqu’à la Toussaint. Je me fais discret en ce moment, je sais, mais le quotidien est bien rempli et j’avoue ne pas avoir beaucoup d’idées non plus.

Du coup, je suis bien content d’avoir une super chroniqueuse qui intervient à ma place 😀 Merci M’dame Audrey !!!

Son projet du jour : un autoportrait surréaliste réalisé grâce à un photomontage, rien que ça !

M’dame Audrey, la parole est à toi :

Ce projet s’inspire de l’oeuvre de Gilbert Garcin, un artiste français né à La Ciotat en 1929. Il vit et travaille à Marseille.

Gilbert Garcin découvre la photographie au moment de sa retraite. En effet, ses premières tentatives datent de 1993 ! En 1998, sa carrière démarre réellement. Découvrant son travail au festival de Photographie de Braga, au Portugal, la galerie Les filles du calvaire décide de l’exposer au Salon Paris Photo. Les professionnels et les collectionneurs sont conquis.

Depuis, Gilbert Garcin expose à travers le monde et est sollicité par des directeurs de petits centres d’art comme de grands musées internationaux.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Gilbert Garcin utilise le photomontage. Il s’agit d’un assemblage, en une seule image, de photographies (entières ou partielles) par collage, par tirage, ou par logiciel.

Le photomontage a connu un développement en Russie en 1916 avec le constructivisme représenté par Alexandre Rodtchenko et en France avec le dadaïsme et les Surréalistes.

Pour ses premiers portraits, Gilbert Garcin se photographie de dos, en veste et chapeau. Sa silhouette noire et blanche, découpée dans du papier photo, montée sur du fil de fer, positionnée dans une maquette bricolée avec de la lumière, du sable et des cailloux, est re-photographiée. Ce n’est que quelques années plus tard qu’il osera être face à l’objectif.

Les amoureux de Perros-Guirrec

Gilbert Garcin n’aime guère reconnaître qu’il y a du Magritte en lui. La peur de l’étiquetage…  Il admet que « ses photos évoquent l’absurde, une des caractéristiques du surréalisme » mais il n’est pas persuadé du rôle majeur de l’inconscient.

Cependant, les petits scénarii qu’il invente où des objets du quotidien se transforment en menace et ses fantaisies illusionnistes chargées d’énergie poétique en font un surréaliste.

Le témoin

C’est dans le cadre du P.E.A.C. de l’école que j’ai été amenée à travailler sur Gilbert Garcin. Le thème défini était « Le portrait ». Avec mon ancienne collègue de CM2, nous avions dressé une liste non exhaustive des différents types de portraits que l’on pouvait trouver.… Et c’est comme ça que j’ai hérité du portrait surréaliste.

En vidéo-projetant plusieurs photographies de Gilbert Garcin, les élèves ont rapidement mis en avant les caractéristiques principales de son travail :

  • le support utilisé : la photographie
  • le recours au noir et blanc
  • les proportions non réalistes
  • le recours à des objets du quotidien

Le matériel : Feuilles blanches format A5 et crayons de bois.

Certains élèves ont eu besoin de faire plusieurs essais, de tester plusieurs idées. Le format A5 permet d’être synthétique et plus rapide dans la réalisation de l’esquisse.

Le but de cette réalisation est d’amener l’élève à réfléchir sur son autoportrait : « Comment vais-je me mettre en scène ? Avec quel matériel/objet ? Quelle position vais-je prendre ? »

Une contrainte était à respecter : la photographie devait être prise en classe, le ou les objets utilisés devaient être facilement transportables.

 

Première étape : La silhouette                       Le matériel : Appareil photo numérique / fond neutre / feuilles blanches et papier photo

Une fois la réflexion sur l’autoportrait aboutie, il a fallu prendre les élèves en photo. Devant un fond neutre, ils ont pris la position qu’ils souhaitaient pour leur autoportrait. Certains donnaient l’illusion de marcher, de se battre, de s’accrocher à quelque chose. D’autres étaient assis.

Les photographies ont ensuite été imprimées.

D’abord sur du papier A4, en plusieurs formats, afin de choisir celui qui serait le plus adapté puis, une fois le format choisi, sur du papier photo.

Merci à la maman qui s’est proposée de le faire, ça fait faire quelques économies ! 🙂

 

2e étape :découpage de la silhouette et mise en scène                     Le matériel : Appareil photo numérique / feuilles noires format raisin pour le fond / papier photo / objets divers en fonction des objets de chacun

Certains ont utilisé le matériel présent en classe : trousse, règle, taille-crayon, boite de mouchoirs, horloge, plante, cailloux, poignée de porte… D’autres ont apporté des jouets : peluches, Légo…

 

Après avoir découpé leur silhouette (j’avoue en avoir découpées quelques unes par peur des catastrophes…), les élèves les ont mises en scène devant un fond noir afin de réaliser leur autoportrait. Certains ont dû se creuser les méninges et faire preuve d’ingéniosité pour trouver un moyen de faire tenir leur silhouette… Un des élèves devait porter une voiture à bout de bras et un autre se faisait écraser par un livre !

 

Une fois le montage réalisé, la photo définitive est prise. J’ai ensuite fait les ultimes retouches à la maison. Et pour boucler le projet, on a ensuite développé les photographies via un site internet.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

 

4 réactions au sujet de « Autoportrait surréaliste et photomontage, sur les traces de Gilbert Garcin »

Laisser un commentaire